Désherbant au glyphosate : usage autorisé ou interdit en 2025 ?

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En bref :

  • 🌿 Glyphosate non totalement interdit en 2025 : son usage autorisé est strictement encadré dans l’agriculture. ✅
  • ⚖️ Les particuliers restent privés de cet herbicide depuis 2019 ; les collectivités et agriculteurs voient leur usage limité par la réglementation. 📜
  • 🔬 Doses plafonnées : 1080 g/ha/an en règles générales, jusqu’à 2880 g/ha pour des luttes réglementées (ambroisie, organismes nuisibles). ⚠️
  • 🌱 Peu d’alternatives chimiques efficaces pour les graminées ; solutions mécaniques, thermiques et paillage favorisées pour la sécurité sanitaire et l’environnement. ♻️

Chapô :

La question du désherbant glyphosate revient comme un plat fort d’un menu polémique : apprécié pour son efficacité, contesté pour sa toxicité et son impact sur l’environnement. En 2025, le débat n’est pas tranché par une interdiction générale en France, mais par une mosaïque d’usages autorisés ou restreints selon les profils d’utilisateurs et les techniques culturales.

Pour l’agriculture, le glyphosate demeure utilisable, sous conditions techniques précises (labour, périodes de semis, hydromorphie) et avec des plafonds de dose annuels. Pour les particuliers, la vente et l’application restent proscrites depuis plusieurs années, reflétant une politique axée sur la protection de la sécurité sanitaire et la préservation des milieux.

Le fil conducteur de cette analyse suit une exploitante fictive, Lucie, qui doit décider en 2025 entre conserver des pratiques agricoles intégrant du glyphosate ou accélérer la transition vers des alternatives lourdes en main-d’œuvre. Les enjeux économiques, réglementaires et agronomiques sont exposés ici, avec chiffres, exemples concrets et solutions envisageables pour une agriculture résiliente.

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Désherbant glyphosate : état de la réglementation et qui peut l’utiliser en 2025

La réglementation française cible les usages professionnels et exclut les particuliers. Les autorisations récentes précisent les contextes agricoles dans lesquels le glyphosate reste disponible, sans généraliser son emploi.

  • 👩‍🌾 Particuliers : interdit (vente et usage proscrits depuis 2019) ❌
  • 🚜 Agriculteurs : usage autorisé sous conditions techniques et doses plafonnées ✅
  • 🏛️ Collectivités : restrictions renforcées, usages très encadrés selon missions et alternatives possibles ⚠️
Utilisateur 🧑‍🌾 Statut en 2025 ⚖️ Conditions clés 🔍
Particuliers Interdit Pas de vente ni d’utilisation autorisée
Agriculteurs Usage autorisé Selon technique de travail du sol, période de semis et hydromorphie; doses plafonnées
Collectivités ⚠️ Encadré Restrictions imposées par la loi Labbé et textes locaux

Exemple concret : Lucie, agricultrice en zone hydromorphe, peut recourir au glyphosate avant un semis de printemps si elle a labouré en été/début d’automne, mais doit respecter le plafond annuel de 1080 g/ha. Cette règle structure le choix technique et économique de sa campagne.

Insight : la situation en 2025 se présente comme un équilibre réglementaire entre maintien d’usages en grandes cultures et protection de la santé publique, imposant des décisions culturales précises aux exploitants.

Conditions d’utilisation autorisées en agriculture : doses, contextes et limites

Les autorisations se concentrent sur l’usage dit « Traitements généraux – Désherbage – Interculture, jachères et destruction de culture ». L’emploi dépend principalement de la méthode de travail du sol, de la période de semis de la culture suivante et de la hydromorphie du sol.

  • ⚙️ Non-labour : autorisé (avant cultures d’hiver ou de printemps) avec plafond de 1080 g/ha/an
  • 🌾 Labour d’été/début d’automne sur sol hydromorphe : autorisé avant culture de printemps, même plafond ✅
  • 🚨 Luttes réglementées (ambroisie, bactéries de quarantaine, certains nématodes) : dose possible jusqu’à 2880 g/ha pour des cas précis
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Situation agricole 🌱 Autorisation 2025 ✅/❌ Dose maximale (g/ha/an) ⚖️
Non-labour 1080
Labour été/début automne sur sol hydromorphe 1080
Lutte réglementée (ex : ambroisie) ✅ (cas particuliers) 2880

Illustration : dans une exploitation céréalière, le respect de ces règles implique une planification de semis et de travail du sol. Le choix entre labour et non-labour influe directement sur la possibilité d’emploi du glyphosate, et donc sur le calendrier des interventions.

Insight : la réglementation est technique et ciblée — elle ne se base pas sur le type d’adventice mais sur le contexte agronomique, obligeant à repenser les itinéraires techniques pour concilier productivité et préservation.

Alternatives et perspectives : pourquoi il n’y a pas de remplaçant chimique magique

Les options pour remplacer le glyphosate dans les grandes cultures restent limitées, surtout pour la maîtrise des graminées. Les substances disponibles ont un spectre d’action plus restreint et des performances agronomiques souvent inférieures.

  • 🔬 2,4-D et Dicamba : efficaces principalement sur les dicotylédones, peu adaptées aux graminées 🌾❌
  • 🍃 Acide pélargonique (Beloukha) : bioherbicide de contact, action rapide mais fugace, nécessité de plusieurs passages et coût élevé 💸
  • 🛠️ Méthodes non-chimiques : paillage, désherbage mécanique, thermique — efficaces mais plus exigeantes en main-d’œuvre 👷‍♂️
Option 🔎 Efficacité sur dicotylédones 🌼 Efficacité sur graminées 🌾 Coût & contraintes 💶
Glyphosate Moyen, spectre large
2,4-D / Dicamba ⚠️ Contraintes d’usage et spectre limité
Acide pélargonique (Beloukha) 🌿 ✅ (contact) 💸 Élevé, plusieurs passages nécessaires
Méthodes mécaniques / thermiques 🛠️ 🏋️ Main-d’œuvre et logistique

Comparateur — Options de désherbage (2025)

Filtrez, triez et comparez les options disponibles pour le désherbage en grandes cultures. Toutes les informations sont modifiables localement pour s’adapter à la législation ou aux pratiques locales.


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Sélection Option Spectre Efficacité sur graminées Coût estimé Statut 2025 Note utilisateur

Résumé rapide

Sélectionnez jusqu’à 3 options pour voir une comparaison côte à côte.

    Comparaison visuelle

    Les barres indiquent l’efficacité relative et le coût estimé (valeurs normalisées).

    Exemple de cas : une exploitation céréalière dédiée à la culture de blé était fortement dépendante du glyphosate pour gérer les repousses et couverts d’interculture. Depuis 2022, la conversion à un mélange de désherbage mécanique et d’acide pélargonique a augmenté les coûts et le nombre de passages, sans égaler totalement l’efficacité antérieure sur graminées.

    Insight : la transition hors glyphosate nécessite des compromis — hausse des coûts, adaptation des itinéraires techniques et montée en compétences; le remplaçant chimique universel n’existe pas aujourd’hui.

    Le glyphosate est-il interdit pour les agriculteurs en France en 2025 ?

    Non. En 2025, le glyphosate n’est pas interdit pour les agriculteurs mais son usage est strictement encadré. Les autorisations dépendent du travail du sol, de la période de semis et de l’hydromorphie, avec un plafond annuel généralement fixé à 1080 g/ha, et des doses plus élevées possibles pour des luttes réglementées (par exemple contre l’ambroisie).

    Pourquoi les particuliers ne peuvent-ils plus utiliser le glyphosate ?

    La vente et l’usage du glyphosate par les particuliers sont interdits depuis 2019 en France pour protéger la sécurité sanitaire et l’environnement. Cette mesure vise à réduire l’exposition domestique et les risques liés à la toxicité potentielle de la substance.

    Existe-t-il des alternatives chimiques aussi efficaces que le glyphosate ?

    Non, pas à court terme. Les substances homologuées comme le 2,4-D ou le Dicamba ont un spectre limité (dicotylédones) et ne contrôlent pas efficacement les graminées. Les bioherbicides contact (acide pélargonique) ont une action brève et exigent plusieurs traitements. Les alternatives nécessitent souvent davantage de main-d’œuvre ou une combinaison de méthodes.

    Que peuvent faire les agriculteurs pour réduire l’usage du glyphosate ?

    Adopter un arsenal combiné: rotation des cultures, paillage, désherbage mécanique et thermique, amélioration des couverts végétaux et planification des travaux de sol. Ces pratiques réduisent la dépendance au produit, mais impliquent une réorganisation technique et économique.

    Pour approfondir : consulter les textes réglementaires et les fiches techniques mises à jour par les ministères et l’ANSES, et échanger avec des conseillers agronomes pour adapter les itinéraires techniques. Usage autorisé ne veut pas dire usage simpliste — la clé reste l’ajustement pragmatique aux contraintes locales.

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